S.N.T.P.C.T.
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Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de
la  Production  Cinématographique  et de  Télévision
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Courrier électronique : sntpct@wanadoo.fr
Syndicat professionnel fondé en 1937
– déclaré sous le N° 7564 –
représentativité du SNTPCT fixée en 2013 par les arrêtés du Ministère du Travail : Production cinématographique et de films publicitaires : 46.36 % / Production audiovisuelle : 32.87 % / Production de films d'animation : 39.71 %
Hommages (Hommage a Max DOUY, l'un de nos plus eminents presidents nous a quittes)

Hommage à Max Douy

L'un des plus éminents Présidents de notre syndicat ,
l'un des plus grands chefs décorateurs du cinéma français nous a quitté le lundi 2 juillet.

Nous voulons rendre hommage à celui qui a animé et dirigé notre syndicat durant de nombreuses années.

MAX DOUYMax Douy

Max DOUY n’était pas seulement l’un des très grands chefs décorateurs qui ont marqué de leur talent l’histoire du cinéma français mais il a été aussi l’un des plus éminents présidents de notre syndicat.

Nous sommes réunis pour rendre hommage
À l’artiste,
Au technicien du cinéma, chef décorateur,
Au citoyen, homme de conviction et d’engagement politique et syndical, sa vie durant.

Assistant et collaborateur des grands pionniers du métier : CARRE, de GASTYNE, MEERSON, LOURIE, AGUETTAND, TRAUNER, COLOMBIER, il a créé les décors de plus 200  films : La règle du jeu - avec Eugène LOURIE -, puis notamment : Werther, Lumières d’été, Le ciel est à vous, Falbalas, Les dames du bois de Boulogne, Quai des orfèvres, Manon, French cancan, Le diable au corps, Le blé en herbe, La traversée de Paris, L’auberge rouge, Cela s’appelle l’aurore, Marguerite de la nuit, Topkapi, Fantômas, Section spéciale, Moonraker, Malevil,
et tant d’autres….

C’est le mardi 15 juillet 1930, il y a donc près de 77 ans jour pour jour, que Max entre dans son métier en entrant au studio Pathé, rue Francœur, pour chercher du travail.
C’est la crise et ses parents ne peuvent assurer la poursuite de ses études.

Pour l’aider, son professeur de dessin lui a donné une lettre de recommandation où il écrit : « esprit vif et curieux, le jeune DOUY, qui est doué, au surplus, d’une fine sensibilité et d’un goût prononcé pour les Arts, me semble pouvoir aborder avec fruit la carrière à laquelle il se destine, lorsqu’il pourra s’y adonner entièrement. »

Extraordinaire acuité de jugement, où tout est déjà dit sur l’homme, le professionnel et l’œuvre que nous saluons aujourd’hui.

Max DOUY est l’un de ces très rares techniciens qui, par leur contribution artistique, font partie de l’histoire du cinéma français. Chef décorateur pour qui la précision s’alliait à l’invention des formes et des perspectives dont il maîtrisait le dynamisme avec une grande perfection. Il a montré l’art du décor comme univers à part entière en liaison étroite avec le sujet et sa mise en scène.

Il fait également partie de l’histoire du cinéma français, parce qu’il n’y eut pas un seul événement économique, social ou politique le concernant dans lequel il ne se sentait pas, ou n’était pas concerné, et n’avait pas agi d’une manière ou d’une autre.

Max est très vite membre du syndicat des techniciens fondé en 1937.

Arrive la guerre, puis l’occupation allemande. Dès la fin de 1940, Max est membre du groupe de résistance « Comité de salut public du cinéma français », créé par LE CHANOIS.

Début 1944, ce groupe devient le Comité de Libération du Cinéma Français.

Il s’empare du siège de la Direction du cinéma au 92 avenue des Champs-Élysées.
Bien des années plus tard, Max dira de cette adresse devenue celle du syndicat pendant vingt ans : « ça faisait chic, quand même ! »

Le 4 septembre 1944 est créée la Commission Supérieure Technique. Max DOUY en est l’un des 5 dirigeants de départ et durant de nombreuses années.

Il participe activement aux Comités de Défense du Cinéma Français qui, à partir du 14 janvier 1946, vont conduire les actions et les manifestations qui vont aboutir en septembre 1948 à la loi d’aide temporaire à l’Industrie Cinématographique, base du système national du Fonds de soutien à l’Industrie cinématographique, toujours en vigueur.

Max DOUY s’occupe au sein du syndicat des techniciens dont il est devenu vice-président de faire bénéficier aussi les ouvriers et techniciens du cinéma de l’assurance-chômage.
Deux ans de discussions seront nécessaires pour y aboutir.

Parallèlement à ces activités de dirigeant syndical, il siège à la Commission des Industries Techniques du Cinéma au CNC et il mènera un combat permanent pour empêcher la destruction des studios français et leur modernisation.

Il n’est pas exagéré de dire que, sans l’action résolue de Max DOUY dans les années 60-70 avec l’appui du syndicat des techniciens et des travailleurs du film, la totalité des studios français aurait été rasée au profit d’opérations immobilières et dans l’indifférence complice des pouvoirs publics.

Durant des années, nous avons siégé ensemble dans la Commission d’agrément des films au bénéfice du Fonds de soutien de l’Etat où il dénonçait l’emprise grandissante de la télévision, soumettant et limitant la diversité du cinéma français à la seule perspective de l’audimat.

On ne saurait parler de Max sans évoquer cette manière d’être qui lui était si particulière. Toujours disponible pour évoquer quelque question que ce soit et toujours capable de dire son fait à qui que ce soit d’une manière à la fois calme, acidulée, mais toujours posée.

Toujours prêt à s’indigner et brocarder la bêtise, d’une acuité intellectuelle sans faille pour deviner l’essentiel d’un interlocuteur.

Amical et gai, le son de sa voix disait sans erreur l’intérêt, l’estime et l’affection qu’il portait à qui lui parlait.

Max, ta vie fut dictée par la conscience de l’action.
Elle est un exemple pour nous tous.

C’est avec émotion et respect que nous te rendons hommage.

Pour le Conseil syndical,
intervention du Délégué Général Stéphane POZDEREC
Lors de la Cérémonie civile du lundi 9 juillet au Funérarium des Batignolles

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